Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin

Devons-nous enterrer la communauté Nzébi par notre individualisme, notre égoïsme ?

Aujourd’hui, de ma petite analyse, il ressort que chacun de nous est animé d’un sentiment à s’isoler des membres de sa communauté, à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis; de telle sorte que, après s’être ainsi crée une petite société à son usage, il abandonne volontiers sa communauté à elle-même. Or, cet amour passionné et exagéré de soi-même qu’est l’égoïsme, porte l’homme à ne rien rapporter qu’à lui-même. Nos pères ne connaissaient que l’égoïsme tributaire d’un instinct aveugle.  

L’individualisme qui procède d’un sentiment erroné et qui prend sa source dans les défauts autant de l’esprit que des vices du cœur, n’est pas loin de là. Comme le dit Pierre Campion, il (l’individualisme) ne tarit d’abord que la source des vertus publiques, mais à la longue, il attaque et détruit les autres pour enfin s’absorber dans l’égoïsme. Sommes-nous vraiment sortis de là ? Avons-nous aujourd’hui le droit de jeter la pierre à nos père et mère? Je ne pense pas, puisque l’engouement de s’investir, de réfléchir ensemble, de conjuguer des efforts même pour l’honneur de notre communauté, est loin d’être une réalité. Notre froideur pour des questions d’intérêt commun est évidente. À mon avis, au Congo-Brazzaville comme au Gabon, nous sommes entrain d’enterrer notre communauté avec tout son savant savoir.

S'inscrire